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Les scénarios de l’ADEME

l’ADEME a étudié 4 scénarios de neutralité:

Qu’on pourrait un peu rassembler en deux grandes classes:
– la voie de la sobriété pour diminuer l’usage d’énergie (en voyant la proximité régionale comme une sobriété d’espace), notamment défendue par Delphine Batho, Philippe Bihouix ou Vincent Bontems (scénarios 1 et 2)
– la voie cornucopienne de l’abondance énergétique (continuer avec le même modèle de croissance, qu’on sait couplée aux émissions mondiales de GES), en faisant le “pari” que des technologies futures pourront compenser les émissions qui accompagnent ce scénario.
“Pari” est un grand mot, c’est surtout un prétexte pour développer toute une nouvelle industrie prometteuse de croissance, comme le dénonce Edouard Morena, Julia Steinberger ou Naomi Klein.
C’est valable aussi pour le scénario “technologies vertes”, qui est un peu le “scénario-feuille de route” d’Ecolo, mais aussi du PS et du MR, car c’est le scénario de la Comission Européenne et du WEF. (scénarios 3 et 4)
Dans les scénario 3 et 4 une grosse mise sur l’industrie pour maintenir le niveau de vie intact (gains d’efficacité, e-kerozene, …). C’est là que se situe la “ligne Ernst”. (+Ecolo/PS/MR/UE/WEF à quelques détails près, qui fournissent notre “trajectoire” de notre “plan climat-énergie” / NIR remis à l’ONU.

En effet, le scénario “technologies vertes” repose sur la captation de CO2: 20 tonnes environ, soit 20 usines de 1Mt/an.

Voici les “grandes lignes” des 4 scénarios imaginés: (sur ordinateur : ctrl + molette pour zoomer)

Par rapport au “Business as usual”, ou au “bilan production/consommation” de Damien Ernst pour ce qui concerne la Belgique, voilà les exemples d’hypothèses de l’Ademe qui distinguent les 4 scénarios de neutralité en 2050 dans son rapport de prospective , c’est un choix complètement arbitraire, des “scénarios-jouets” : ils font leurs règles de 3, pour aboutir à un total “neutre en CO2” en 2050. (“boucher le trou”), rien d’obscur, c’est juste fastidieux.

Et pour chaque secteur, quantification en terme d’usage d’énergie, exemple avec la consommation des ménages dans le scénario 1 (dernière image), et multiplication par les intensité carbone de ces énergies pour aboutir aux budgets carbone.

Ils comparent aussi les scénarios en terme: – d’utilisation d’énergie (demande finale par secteur, par vecteur, et part des EnR (>70% dans les 4 scénarios)

– de ressources (besoins en eau, quantité de déchêts, mobilisation de biomasse pour des besoins non-alimentaires)

– de climat (émissions de CO2 en 2050, puits de carbone)

On voit que les estimations des indicateurs sont systématiquement plus élevées pour les scénarios 3 et 4.
Et enfin, comparaison des PIBs en 2050 et interpolation

La technologie CCS (Carbon Capture and storage) est nécéssaire pour “compenser” (dans le futur) les émissions de la combustion de fossile qui accompagne ces scénarios. (Il faut se rappeler que l’éolien aujourd’hui représente ~10% (du mix électrique) * 15% (part de l’électricité dans le mix énergétique) = 1,5% de notre consommation d’énergie). En Belgique, la consommation de gaz ne cesse de croître, et elle croît plus vite que les nouvelles EnR (cfr PNEC)

extrait du PNEC

Mais cette technologie est fortement critiquée, et plus que ça : le CCS n’est pas une solution.

 

(source )

E. Macron a récemment décimé le budget de l’ADEME. (source )


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🔱Structure du triangle de Kaya