Censures

Différentes formes de (cyber)censure
Cette page ne présente qu’un survol non-exhaustif des différentes formes de censure présentes dans notre société, en particulier dans la sphère numérique. Chaque point peut être documenté, sourcé et illustré de façon beaucoup plus poussée. Cliquer sur les titres pour les dérouler.
1. Licenciement abusif de mon CDI
Voir la page licenciement
2. Blocage par des représentants
Je suis bloqué sur Facebook par des représentants (dont Marie-Christine Marghem, Maxime Prévot, …) et d’autres oratores : je ne sais ni voir leurs publications, et encore moins les commenter. Cette fonctionnalité généreusement mise à disposition par Facebook (et les autres réseaux sociaux) est un moyen de censure. Cette censure se fait de façon arbitraire et subjective, sans procès, hors de tout cadre légal.
Pourtant, ces représentants utilisent ces plateformes privées comme moyen de communication officiel et principal, elles font donc partie, DE FACTO, de l’espace d’expression démocratique : notre Constitution, si elle était actualisée, étendrait le champ d’expression démocratique pour englober la sphère numérique.
3. Modération via le DSA (“European Censorship files”)
Les EU Censorship files ↱ divulguées par le Congrès américain début 2026 sont une réalité. C’est écrit noir sur blanc : “political satire”, “sub-culture memes” semblent notamment visés.
““L’UE rejette l’accusation de censure « absurde » des alliés de Trump
En réponse à un rapport cinglant du Congrès américain accusant la Commission européenne de tenter de « censurer l’internet mondial », le porte-parole européen pour les affaires numériques, Thomas Regnier, a lancé une réprimande sévère : « Du pur non-sens ».
“Elle a affirmé que pendant la pandémie de Covid, la commission « a poussé les plateformes à modifier leurs règles de modération de contenu afin de censurer mondialement les récits établis sur le virus et le vaccin », citant des courriels comme preuves. Et elle a accusé Bruxelles de faire pression sur les plateformes pour qu’elles « censurent le contenu » lors d’une série d’élections nationales européennes depuis l’adoption de la DSA, ainsi que lors des élections européennes de 2024.” (Le Monde ↱, 3 février 2026)
Et pourtant ça ne figure pas dans le Digital Services Act. J’ai même écrit au Procureur du Roi de Namur (M. Gaublomme) (avant la divulgation des EU Cencorship files), je n’ai jamais eu de réponse.
(cliquer sur les images ci-dessous pour zoomer)


4. Shadow-banning

La liberté d’expression suppose que chaque citoyen jouit du même droit, et donc de la même visibilité. En effet, la liberté d’expression ne signifie rien si cette expression n’est visible par personne. Le shadow-banning viole le principe d’égalité devant la liberté d’expression. Il est omniprésent sur les réseaux sociaux, ne fut-ce que par les algorithmes “standard”, et les contenus mis en avant.
Mais plus que ça, les pages offrent des outils administrateurs de modération qui permettent par exemple d’invisibiliser une personne qui aurait, selon les critères choisis par exemple, publié deux commentaires incluant une image, ou un commentaire ayant récolté des signalements. Ces signalements sont encore une fois arbitraires et subjectifs, ne sont parfois pas du tout justifiés, mais il y a beaucoup d’automatisation par les algorithmes.
Par exemple, je suis shadow-ban sur la page Facebook d’Ecolo.
Le shadow-ban peut être très vicieux, techniquement c’est facile de faire en sorte que les commentaires soient vus par des contacts de la personne qui est shadow-ban, mais pas par d’autres personnes, de façon à le rendre encore plus indétectable.
5. Censure sur plusieurs plateformes : X, Tik-Tok, Facebook, …
L’algorithmisation et l’automatisation engendrent de nombreuses injustices (en passant, anticipées par la série Black Mirror ↱), car les algorithmes font des erreurs. Pas que des injustices. Il faut lire “le totalitarisme informatique” de Christopher Pollman, faire le lien avec l’agenda digital et de gouvernance numérique, etc.
Exemples :
Tik-Tok censure ma propre composition musicale:


Mais plus grave, Tik-Tok empêche de promouvoir du contenu “politique”. Raison invoquée : contient du contenu politique “en opposition au gouvernement”…
Est-ce une politique de la “maison-mère” de Tik-Tok, ou une fonctionnalité “nationale” d’application uniquement en Belgique?
Sur X, mon profil est régulièrement shadow-ban. Mes commentaires apparaissent normalement, mais lorsque je me connecte avec un autre compte, je constate qu’ils sont cachés dans les “probable spams”. De plus mon profil indique qu’il est “flagé” et que ma visibilité est réduite.

Sur Facebook, mon profil indique qu’il ne souffre d’aucune restriction, mais pourtant, par exemple sur le groupe Namur politique, mes “points” (qui influencent la visibilité) sont “gelés”, alors que je suis l’un des plus grands contributeurs au groupe. De plus, par le passé, notamment pendant la période covid, j’ai subi des restrictions injustes, sur base de commentaires qui se sont avérés par la suite. Cet historique a toujours une influence aujourd’hui.


La plupart de mes vues Youtube ne sont pas comptabilisées. Youtube les détecte, mais ne les comptabilise pas.

6. Censure de contenus liés à la lutte climatique
“La véritable lutte contre le changement climatique est intimement liée à la lutte contre les logiques du capital et du pouvoir.” (Pablo Solon. Tiré du livre ‘Crime climatique STOP’)
Je pensais que c’était le terme “rebellion” de “Scientists for rebellion” que détectait l’algorithme de censure de Facebook dans l’image, je l’ai donc enlevé. Ce n’était visiblement pas la cause de la censure, puisque ça ne l’empêchait toujours pas même après. A-t-il détecté d’autres termes “qui ne lui plaisaient pas” (au regard des consignes “secrètes” du DSA) ou qu’il a mal interprétés dans le contenu de la lettre?

Cette modération/censure résulte peut-être des EU Censorship files (les ombres du DSA) combinés à des algorithmes stupides et générateurs d’injustices.
7. Censure de mon site web
Il n’y a pas que Facebook qui censure mon site web en invoquant qu’il contient du contenu pornographique, alors qu’il n’en est rien.

En effet, j’ai déjà constaté que sur certains Réseaux ou Intranet ou navigateurs, lorsqu’on essaie d’accéder à mon site, plutôt que d’arriver sur la page d’accueil, le navigateur affiche une page où il indique que le site n’est pas sécurisé et contient du contenu pornographique. Seule une petite option “continuer quand même”, à vos propres risques. Cela est également une forme de censure, mensongère.
L’algorithme de Facebook a “cru” que l’illustration de la page “portail poids carbone” était pornographique…(j’ai depuis censuré moi-même l’image en ajoutant un rectangle noir….)
8. Censure d’Internet

Globalement, tout ça participe à la censure d’Internet qui accompagne l’agenda de gouvernance digitale. C’est une violation de nos valeurs démocratiques, du principe d’égalité. Se cacher derrière l’argument que ce sont des plateformes privées ne tient pas : elles constituent, de facto, l’essentiel de la sphère numérique, de l’agora digitale, et sont dans le périmètre de ce qui concerne la liberté d’expression et ce que notre Constitution est censée garantir à tous de façon indiscriminée, dans le respect de nos lois.
De plus, quel est le sens de limiter des publication à but politique, quand la démocratie est censée s’en nourrir?
C’est une phénomène documenté, dénoncé par de nombreeuses personnes. Nomotchi, ingénieure, y consacre des vidéos, par exemple celle-ci ↱ sur la disparition d’Internet (voir aussi ce post ↱ à ce sujet).
Nous sommes en pleine dystopie totalitaire numérique. La voie que nous suivons est celle de Black Mirror. Nos représentants le savent.
Athena en catchana = Démocratie en levrette = démocratie baffouée, violée
Tu dead ça
Elle = nouvelle idole = État
“Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.” (Sénèque)
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