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Voiture électrique

La Belgique (aujourd’hui ~150grCO2/kWh) envisage de remplacer partiellement ses centrales nucléaires par des centrales au gaz naturel. L’utilisation d’une voiture électrique en Belgique induira probablement plus d’émissions en 2030 qu’aujourd’hui. Et ça, c’est quand même moche.” (Le réveilleur)

On pollue sans doute moins en conservant sa voiture thermique 10 ans de +, qu’en achetant une nouvelle voiture électrique. (edit : non, Le Réveilleur a répondu à cette question en janvier 2026, ses données sont plus actuelles (les 41grCO2/km ne sont plus d’actualité), je renvoie donc à son excellente vidéo.

Il faudrait faire le calcul plus précis, mais on ne doit pas être loin du kif-kif en Belgique, avec une sensibilité au mix de production électrique importante. Et l’évolution du rapport est influencée par deux facteurs aux effets opposés, et qui se compensent donc au moins partiellement:

Le plus grand avantage de l’électrique, c’est que ça fait des sous-sous et ça garde la machine productiviste en pleine activité, et le PIB vigoureux. Une grande partie de notre tissu économique est directement ou indirectement lié à l’industrie automobile, ce sont des milliers d’emplois à reconvertir. Si le nombre de voitures par habitant est divisé par deux, c’est presque la moitié des garagistes, car-wash, vendeurs d’huile, etc. qui doivent se reconvertir.

Intéressant à garder en tête : les émissions de CO2 à l’utilisation pour les voitures électriques, en fonction du mode de production d’électricité ou du mix énergétique de pays caractéristiques
(on ne parle que de l’étape de l’utilisation dans le cycle de vie, donc on ne parle pas de la fabrication et de la fin de vie ici, ni de la quantité de matériaux et d’énergie nécessaires, et d’émissions extra-territoriales lâchement non-comptabilisées dans les bilans nationaux.)


Estimation “de Fermi” de la différence d’efficacité énergétique entre une voiture thermique et une voiture électrique, à partir de la première publicité sur laquelle je suis tombé.
Les émissions de CO2 par km (et donc de son cycle de vie après avoir parcouru le nombre de km total au cours de sa vie) proviennent essentiellement de deux secteurs du cycle de vie d’une voiture :
– sa fabrication
– son utilisation
(- sa fin de vie / recyclage)
Pour une voiture thermique, les émissions de sa construction sont presque négligeables devant les émissions de son utilisation. Pour une voiture électrique, la fabrication de la batterie a un impact conséquent : sur la source utilisée copiée dans l’image, ils parlent de 41gCO2/km (avec une durée de vie en km implicite utilisée)! Ces valeurs ne sont apparemment plus actuelles, l’image non plus. On est plutôt aujourd’hui autour de 10-15 CO2/km pour la batterie).
Lorsqu’on additionne fabrication et utilisation, on a environ 100 grCO2/km pour une voiture thermique (c’est-à-dire essentiellement les émissions de son utilisation), et environ 25-35 + 10-15 = 35-50 grCO2/km) pour une voiture électrique (qui roule dans un pays où l’électricité est à 150-200grCO2/kWh comme en Belgique)

Ne fut-ce qu’en termes de réduction d’émissions, la voiture électrique ne constitue pas une “solution miracle”, le gain est de l’ordre de ~60-70%), ça ne change pas du tout au tout. Ce n’est pas le moyen le plus efficace d’atteindre la neutralité (et encore moins si on inclut le poids carbone dans notre comptabilité carbone). En passant de la voiture thermique à la voiture électrique, on passe de ~100gCO2/km à 35-50gCO2/km. En renonçant à la voiture, on passe à ~0gCO2/km

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Pour tout savoir sur l’impact environnemental de la voiture électrique:
cette vidéo sur la chaîne Le réveilleur.

D’autres considérations sur la voiture électrique dans le cours de Damien Ernst.


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